Calculateur de rentabilité batterie solaire : est-elle vraiment rentable chez vous ?

Le simulateur qui calcule votre rentabilité réelle : panneaux solaires, batterie et arbitrage heures creuses. Production estimée via PVGIS, dégradation et arbitrage tarifaire simulés heure par heure. La vérité sur votre économie solaire.

Gratuit · Simulation personnalisée · Résultats estimatifs

  • Rentable chez vous ? Réponse avant l'achat

    Le calcul part de votre foyer et affiche le résultat tel qu'il est, avant l'achat : vous décidez en connaissance de cause.

  • Votre contrat, vos heures creuses

    Base, HP/HC ou Tempo : le calcul applique la plage d'heures creuses que vous indiquez et chiffre ce que l'arbitrage vous rapporte.

  • 8 760 heures simulées, hiver compris

    Chaque heure de l'année est calculée avec la météo de votre région (PVGIS), de l'été à l'hiver.

  • Gains nets, année après année

    Le calcul intègre le rendement de conversion et l'usure des panneaux et de la batterie au fil des ans : le gain affiché est un gain net.

Lancez votre simulation de rentabilité

À jour de l'arrêté du 1er juin 2026 — surplus racheté 0,011 €/kWh

Saisissez votre code postal, votre contrat et votre foyer : deux minutes. Décrivez vos appareils et leurs horaires : l’assistant prépare une liste modifiable. Les informations manquantes sont estimées et signalées. Le calculateur estime ensuite votre production (PVGIS), votre arbitrage heures pleines / heures creuses et votre retour sur investissement, heure par heure sur l'année.

Au résultat : rentable chez vous ou non, et pourquoi ; la configuration adaptée à votre stratégie ; un assistant qui répond à vos questions avec vos propres chiffres.

Chargement du calculateur…

Comprendre vos résultats

Le simulateur affiche vos indicateurs clés. Voici comment les lire, indicateur par indicateur.

Économie annuelle (€/an)

Autoconsommation + arbitrage HP/HC + Tempo, sans jamais compter l'abonnement EDF comme une économie. Le gain net, pas le gain brut. Pour un foyer de 2 personnes en région parisienne (2 500 kWh/an, contrat HP/HC) avec un kit 2 000 Wp + 3,84 kWh, notre moteur mesure environ 335 €/an ; le chiffre exact dépend de votre courbe de charge, et c'est justement ce que la simulation horaire calcule pour vous. Une estimation calculée sur la facture totale, abonnement EDF compris (190 €/an), ou qui surévalue le surplus revendu (0,011 €/kWh depuis l'arrêté du 1er juin 2026) peut afficher 450 à 600 € : un brut qui fond une fois net.

Temps de retour (amortissement)

Le nombre d'années pour que les économies cumulées, vieillissement de la batterie compris, remboursent l'investissement. Disons-le franchement : une batterie SEULE, sans panneaux, ne se rembourse pas. Notre moteur mesure environ 33 €/an d'arbitrage HP/HC pour 5 kWh (48 €/an en Tempo bien utilisé) — face à plus de 1 000 € d'investissement, le retour dépasse la durée de vie de la batterie. Dans ce cas, le calculateur affiche « ne se rentabilise pas » plutôt qu'un chiffre flatteur. Ce qui porte l'amortissement, c'est l'autoconsommation solaire : 7,2 ans pour une batterie de 1,92 kWh ajoutée à un kit balcon de 840 Wc à Marseille, 9,3 ans à Lyon (cas calculés par notre moteur), l'arbitrage et Tempo venant en complément. Notre calcul part de votre vrai contrat EDF et simule 8 760 heures, pas d'une moyenne nationale.

Production solaire estimée (kWh/an)

Calculée à partir de votre code postal via PVGIS, la base satellite officielle de la Commission européenne. Un kit de 2 000 Wp orienté Sud à 30° produit environ 2 200 kWh/an à Paris, 2 400 kWh/an à Lyon, 2 800 kWh/an à Marseille. La dégradation annuelle des panneaux (-0,3 %/an) est appliquée année après année, pas en moyenne lissée.

Autonomie en cas de coupure

Le nombre d'heures pendant lesquelles votre batterie alimente votre logement si le réseau tombe. Avec 3,84 kWh utiles et une consommation moyenne de 0,4 kWh/h en soirée, comptez 9 à 10 heures d'autonomie sur les usages essentiels : frigo, éclairage LED, box internet, recharge téléphone. De quoi passer une coupure sans y penser.

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Pourquoi calculer la rentabilité d'une batterie solaire en France ?

Quelle batterie choisir, de quelle capacité, et en combien de temps sera-t-elle remboursée ? La réponse dépend de votre contrat EDF, de votre consommation et de l'ensoleillement chez vous : notre calculateur prend les trois en compte, heure par heure sur toute l'année, pour votre foyer.

Chaque kWh que vous stockez au lieu de l'envoyer sur le réseau vous évite d'en racheter un à 0,2001 € (tarif Base en vigueur depuis le 1er août 2026). Sans contrat de rachat, comme pour la plupart des kits balcon, ce surplus n'est pas payé ; avec un contrat récent, il est racheté 0,011 €/kWh. Même après les pertes de la batterie, un kWh stocké puis consommé chez vous vaut environ 15 fois plus que revendu.

Le calculateur vous montre la batterie qui s'amortit le plus vite et celle qui rapporte le plus sur 15 ans, avec vos économies de la première année et votre temps de retour. Pour les modèles équipés d'une prise de secours, il indique aussi combien de temps l'essentiel reste alimenté pendant une coupure.

Pour commencer, choisissez votre situation dans le calculateur : batterie seule, kit solaire avec batterie, ou batterie ajoutée à des panneaux déjà installés, sur un balcon ou un toit.

Notre méthode de calcul

Nous préférons un chiffre prudent et vérifiable à une promesse flatteuse — quitte à vous dire quand une batterie n'est pas rentable pour votre profil.

Notre moteur simule les 8 760 heures de l'année, une par une, à partir de PVGIS, la base satellite de la Commission européenne — plutôt qu'une moyenne annuelle.

Nous ne comptons jamais l'abonnement EDF comme une économie (seule la part énergie de la facture peut baisser), nous appliquons la dégradation des panneaux et de la batterie année après année, et nous modélisons la plage d'heures creuses que vous indiquez — nuit ou plage scindée, selon la réforme Enedis 2025-2027.

Comment nous calculons, en toute transparence

Quatre choix de méthode qui rendent notre résultat prudent et vérifiable.

1. Vente du surplus à 0,011 €/kWh. Depuis l'arrêté du 1er juin 2026, le tarif d'obligation d'achat (OA) en vente du surplus est de 0,011 €/kWh pour toute nouvelle installation (≤ 100 kWc). Les installations déjà raccordées gardent le tarif de leur date de signature, verrouillé 20 ans — et il varie énormément : plus de 0,20 €/kWh avant 2017, environ 0,10 à 0,13 €/kWh entre 2017 et 2024, environ 0,04 €/kWh pour la dernière vague avant la réforme, et 0 € si vous n'avez jamais signé de contrat OA (le cas de la plupart des kits plug and play). Nous ne vous imposons aucun de ces chiffres : le calculateur vous demande votre tarif réel. Et si vous revendez déjà à plus de 0,20 €/kWh, une batterie peut vous faire PERDRE de l'argent — nous vous le dirons. Conséquence pour une nouvelle installation : autoconsommer directement 1 kWh (0,2001 € économisés) rapporte environ 18 fois plus que le revendre à 0,011 € ; en passant par la batterie, il faut retirer les pertes aller-retour (environ 17 %), ce qui ramène le rapport à environ 15 fois. Sources : arrêté du 1er juin 2026 (JO du 4 juin), CRE.

2. Abonnement EDF jamais compté comme une économie (190 €/an pour un compteur 6 kVA, barème du 1er août 2026). Une installation solaire ne réduit que la part énergie de votre facture : l'abonnement reste dû quoi qu'il arrive, et il n'entre jamais dans l'économie affichée. Si vous partez de votre facture mensuelle, nous le retirons d'abord pour retrouver vos kWh réels.

3. Dégradation réelle appliquée année par année. Panneaux à -0,3 %/an ; batterie à 1 %/an de vieillissement calendaire, plus l'usure liée à vos cycles réels, soit 2 à 4 %/an selon l'usage. Au bout de 15 ans, vos panneaux produisent environ 4 % de moins, tandis que votre batterie a perdu 30 à 45 % de sa capacité utile. Deux dégradations très différentes, modélisées séparément.

4. Plages d'heures creuses Enedis 2025-2027 modélisées. La réforme déplace les créneaux horaires. Vous indiquez votre profil d'heures creuses — nuit, ou nuit + milieu de journée — et le moteur simule cette plage ; si vous ne la connaissez pas, il applique 22h-6h par défaut et vous le signale. Vérifiez votre plage sur votre facture : Enedis l'attribue contrat par contrat, pas par code postal.

Le résultat : un chiffre crédible, que vous pouvez vérifier ligne par ligne.

Nos sources officielles

  • PVGIS (Commission européenne, JRC) : irradiation solaire horaire
  • HESPUL et INES : dégradation et modèles thermiques
  • ADEME : performances réelles des batteries
  • CRE et Enedis : tarifs réglementés et réforme des heures creuses

Questions fréquentes sur la rentabilité solaire

Une batterie solaire est-elle rentable en France ?

Seule, non. Une batterie qui se contente d'arbitrer entre heures creuses et heures pleines ne se rembourse pas : notre moteur mesure environ 33 € par an pour 5 kWh utiles (foyer parisien de 2 personnes, contrat HP/HC, sans panneaux), et ce gain sature vite — même avec une batterie de 10 kWh, il plafonne vers 46 € par an. Face à plus de 1 000 € d'investissement, l'amortissement dépasse alors la garantie constructeur de 10 à 15 ans.

Une batterie devient rentable quand trois sources de gain se cumulent : l'autoconsommation solaire (le levier principal, et de loin), l'arbitrage heures pleines / heures creuses (environ 26 % d'écart brut entre les deux prix, barème du 1er août 2026 — environ 2 centimes nets par kWh stocké une fois les pertes de charge et de décharge déduites) et l'option Tempo (22 jours rouges par an à 0,7295 €/kWh évité). C'est leur addition, jamais un levier isolé, qui fait basculer le calcul. Avec un kit solaire correctement dimensionné, l'amortissement peut redescendre à l'intérieur de la garantie. Le calculateur chiffre votre cas précis, sur la seule part énergie de votre facture : l'abonnement EDF n'est jamais compté comme une économie.

Comment calculer la rentabilité d'une batterie solaire ?

Une estimation crédible exige une simulation horaire, pas une règle de trois. Il faut simuler la production solaire heure par heure sur une année complète, raisonner sur la seule part énergie de la facture (l'abonnement EDF, environ 190 €/an, ne baisse pas avec le solaire), appliquer la dégradation du matériel dans le temps, et modéliser l'arbitrage tarifaire selon votre contrat réel (Base, HP/HC, Tempo, EJP).

Notre calculateur effectue ces 8 760 calculs horaires — un par heure de l'année — à partir de votre code postal, de votre profil de consommation et de votre contrat. L'ensoleillement provient de PVGIS, la base de données satellite officielle de la Commission européenne.

Méfiez-vous des formules simplifiées du type « 365 cycles × capacité × écart de prix » : elles supposent une batterie chargée puis vidée à fond chaque jour de l'année, et un foyer capable d'absorber toute cette énergie. Ce n'est pas ce qui se passe. En réalité, une batterie réalise 230 à 300 cycles équivalents par an, et le gain reste plafonné par votre consommation réelle.

Combien rapporte une batterie solaire par an ?

Voici des ordres de grandeur mesurés sur notre moteur, et non des promesses commerciales.

Une batterie seule, sans panneaux, qui ne fait qu'arbitrer heures creuses / heures pleines rapporte environ 33 € par an pour 5 kWh utiles (foyer parisien de 2 personnes en HP/HC, barème du 1er août 2026). Le gain sature rapidement : même avec 10 kWh, il plafonne vers 46 € par an. En option Tempo bien exploitée, comptez environ moitié de plus, soit environ 48 € par an pour 5 kWh. Autrement dit : l'arbitrage seul ne rembourse jamais une batterie.

Avec des panneaux, l'ordre de grandeur change complètement, car l'autoconsommation devient le levier principal : un kit plug and play (300 à 800 W + batterie 1 à 2 kWh) permet d'économiser 80 à 150 € par an. Le montant exact dépend de votre consommation, de votre contrat EDF et de votre ensoleillement. Le simulateur affiche votre chiffre réel en euros par an, sur la part énergie de votre facture.

Les heures creuses rendent-elles une batterie plus rentable ?

Oui, mais l'effet est bien plus modeste que ce qu'on lit partout. Charger la batterie en heures creuses (0,1589 €/kWh) puis la décharger en heures pleines (0,2142 €/kWh, barème du 1er août 2026) représente un écart brut de 0,0553 €/kWh, soit environ 26 % ; une fois les pertes de charge et de décharge déduites (rendement d'environ 83 %), il reste environ 2 centimes par kWh stocké.

En pratique, cela représente environ 33 € par an pour 5 kWh utiles, mesuré sur 8 760 heures pour un foyer parisien de 2 personnes. C'est loin des « 80 € par an » avancés par la formule simplifiée « 365 cycles × 4 kWh × 0,0553 € », qui suppose à tort une batterie vidée à fond chaque jour et un foyer capable d'absorber ces 4 kWh en heures pleines. Une batterie réalise en réalité 230 à 300 cycles équivalents par an.

Point d'attention : la réforme des heures creuses 2025-2027 déplace les plages horaires, et de plus en plus de contrats ont des horaires différents en été et en hiver. Indiquez vos heures creuses (nuit, nuit + après-midi, ou heure par heure d'après votre facture) : le calcul applique cette plage à toute l'année — les horaires saisonniers ne sont pas encore modélisés.

Le calculateur est-il vraiment gratuit ?

Oui, le calcul de rentabilité est entièrement gratuit et sans engagement : votre résultat s'affiche immédiatement à l'écran, sans rendez-vous commercial ni démarchage téléphonique.

Notre méthode est publiée et vérifiable. Le calculateur effectue 8 760 simulations horaires à partir de votre code postal, en s'appuyant sur PVGIS — la base de données satellite officielle de la Commission européenne — pour l'ensoleillement, ne compte que la part énergie de votre facture (jamais l'abonnement EDF) et modélise la dégradation du matériel dans le temps. Les références sont citées sur cette page, dans la section « Nos sources officielles ».

Nous affichons aussi les résultats négatifs. Lorsqu'une batterie ne se rentabilise pas dans votre situation, le calculateur l'écrit noir sur blanc plutôt que de l'enjoliver. Nous préférons vous le dire avant l'achat qu'après.

Quelle batterie solaire choisir en 2026 ?

Commencez par la taille, et voyez plus petit que votre instinct. C'est là que se joue la rentabilité, et le réflexe naturel — « prenons large » — est l'erreur la plus coûteuse. Pour un foyer parisien de 2 personnes avec un kit 2 000 Wp, notre moteur trouve l'amortissement le plus rapide avec 1,92 kWh : environ 3,5 ans, kit compris. Pas 10. Au-delà, chaque kWh supplémentaire vous coûte le même prix mais rapporte de moins en moins : en Tempo, passer de 1,92 à 10 kWh fait passer l'amortissement d'environ 4 ans à 10 ans et réduit le gain net sur 15 ans d'environ 1 100 €. Plus grand encore, le gain net continue de fondre. Le calculateur vous donne la taille juste pour VOTRE consommation — c'est le seul chiffre qui compte, et il est rarement celui qu'on vous vend.

Ensuite seulement, le reste. Le couplage : AC pour la simplicité d'installation (aucun électricien), DC pour un rendement légèrement supérieur. La garantie : 10 ans minimum. Les marques établies sur le marché français en 2026 : Marstek (Venus E, Jupiter), Zendure (SolarFlow), Anker (Solarbank), EcoFlow (STREAM).

Sur le prix, méfiez-vous des repères qui mélangent deux mondes. Une batterie posée par un installateur sur une installation toiture revient couramment à 600 à 1 000 € le kWh. Une batterie plug and play de marque se situe entre 240 et 410 € le kWh — c'est la fourchette réelle des modèles que notre calculateur recommande. Ces deux univers n'ont pas le même prix au kWh, et comparer l'un à l'autre mène à des conclusions absurdes dans les deux sens : ni « c'est trop cher », ni « c'est louche parce que pas cher ».

Le contrat EDF OA est-il compatible avec une batterie solaire ?

Pour les installations en vente surplus signées après 2025, oui : votre batterie s'intercale entre vos panneaux et votre maison, et seul l'excédent réel passe au réseau. Pour les anciens contrats en vente totale (signés avant 2024, tarif 0,10 à 0,58 €/kWh selon la date), ajouter une batterie casse le contrat car le compteur EDF doit voir 100 % de votre production. Vous perdriez le tarif garanti 20 ans. Le calculateur traite ces deux cas séparément dans le scénario « toiture PV existante ».

Combien coûte une installation de batterie solaire en France ?

Pour un kit plug and play complet (panneau 800 W + batterie 1 à 2 kWh) : 600 à 900 € selon la marque, livré chez vous. Pour un kit moyen (2 000 Wp + 4 kWh, type Marstek Venus E + Anker Solarbank) : 1 200 à 1 800 €. Pour une installation toiture avec batterie additionnelle (10 kWh, type Pylontech ou BYD) posée par un installateur : 6 000 à 10 000 € selon la marque, hors aides. Le calculateur affiche le prix des kits recommandés pour votre profil.

Comment fonctionne l'arbitrage heures pleines et heures creuses avec une batterie ?

Sans panneaux solaires, la batterie se recharge sur le réseau pendant vos heures creuses (la plage dépend de votre contrat : vérifiez votre facture) à 0,1589 €/kWh, puis se décharge dans votre maison pendant vos heures pleines à la place du réseau, qui coûte 0,2142 €/kWh (barème du 1er août 2026). Avec des panneaux, le calculateur valorise le surplus solaire stocké heure par heure selon votre contrat ; il ne simule pas de recharge sur le réseau pour les kits avec panneaux. L'écart brut est de 0,0553 €/kWh, soit environ 26 % ; après les pertes de charge et de décharge, il reste environ 2 centimes par kWh stocké.

Attention au calcul que l'on voit partout : « 365 cycles × 4 kWh × 0,0553 € », qui donnerait environ 80 € par an. Cette formule suppose une batterie chargée puis vidée à fond chaque jour de l'année, et un foyer capable d'absorber ces 4 kWh en heures pleines. Ce n'est pas ce qui se passe. En réalité, une batterie réalise 230 à 300 cycles équivalents par an, et le gain est plafonné par ce que vous consommez réellement en journée.

Mesuré sur notre moteur (8 760 heures, foyer parisien de 2 personnes, contrat HP/HC, sans panneaux) : environ 33 € par an pour 5 kWh. Et le gain sature : même avec une batterie de 10 kWh, il plafonne vers 46 €/an. En Tempo bien utilisé, comptez environ moitié de plus (environ 48 €/an pour 5 kWh). L'arbitrage seul ne rembourse jamais une batterie — c'est un complément à l'autoconsommation solaire, pas une raison d'achat.

Faut-il un Consuel pour installer une batterie solaire en France ?

Cela dépend du type d'installation. Un kit plug and play branché sur une prise standard ne requiert pas de Consuel (le matériel est certifié « appareil mobile »). En revanche, une installation toiture avec batterie raccordée au tableau électrique nécessite un Consuel violette (3 à 6 semaines de délai, 180 à 250 € à votre charge). Si vous ajoutez une batterie sur une installation toiture existante, votre Consuel d'origine est invalidé : un nouveau Consuel est obligatoire. Sources : service-public.fr et Enedis.

Une batterie solaire est-elle rentable pour un appartement ?

Tout dépend d'un seul point : avez-vous un balcon ou une terrasse exposés ?

Avec un balcon exploitable, oui. Un kit plug and play (300 à 800 W + batterie 1 à 2 kWh) permet d'économiser 80 à 150 €/an pour 600 à 900 € d'investissement, soit un amortissement dans la durée de garantie ; le simulateur chiffre le vôtre. L'essentiel du gain vient de l'autoconsommation solaire ; les jours rouges Tempo (22 jours/an à 0,7295 €/kWh évité) l'améliorent encore.

Sans balcon exploitable, soyons directs : non. Une batterie seule ne se rentabilise pas. L'arbitrage heures pleines / heures creuses rapporte environ 33 €/an pour 5 kWh (48 €/an en Tempo bien utilisé) — c'est réel, mais très loin de rembourser la batterie. Le calculateur vous le dira sans détour dans le scénario « batterie seule sans panneau » : il affichera « ne se rentabilise pas ». Nous préférons vous le dire avant l'achat plutôt qu'après.

Bon à savoir : depuis la loi APER de 2023, installer en copropriété ne demande plus l'unanimité — un vote à la majorité simple (article 24) suffit.